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L’autogestion

Le battement d’ailes se revendique autogestionnaire. Bien qu’ayant un statut associatif, notre structure ressemble dans son fonctionnement, sa posture et son lien au territoire, à une entreprise coopérative d’intérêt général. Pour nous l’autogestion est un principe non négociable. Il détermine nos modalités de relations, de travail et de prise de décision.

Concrètement, nous tâchons de supprimer toute distinction entre dirigeants et dirigés, nous prenons les décisions ensemble et de manière légitime, et personne ne s’approprie les richesses produites par le collectif (à part le savoir et le vécu bien entendu). Cette façon de "faire société" est un effort que nous jugeons nécessaire et qui rencontre nombre d’obstacles. Nous construisons ensemble dans la complexité du groupe, de l’individu et de la norme. Nous sommes les produits d’une société hiérarchisée et individualiste, nous en gardons les stigmates et prendre part à une initiative autogérée est d’abord une transgression de soi.

Notre rapport au pouvoir, au savoir, au conflit, à l’argent, à la communication... est sans cesse réinterrogé. Cette démarche nous engage en profondeur, entièrement et souvent au-delà de ce que nous pensions initialement ; mais chaque aboutissement est une satisfaction tant il aura fallu saisir la complexité de la situation pour aboutir ensemble. L’autogestion ne gomme pas les hiérarchies humaines : le charisme, les aptitudes, l’endurance, la volonté... La diversité des personnalités ne saurait être modifiée en un claquement de doigts. Et c’est tant mieux !

C’est par nos expériences passées de travailleurs subordonnés additionnées au constat des échecs de l’organisation sociale pyramidale (dans l’entreprise, au sein de la démocratie libérale, dans les réseaux associatifs...) que notre désir d’horizontalité s’est radicalisé. Nous souhaitons être maîtres de nos initiatives, de nos parcours et de nos choix. Nous souhaitons être responsables de nos échecs et de nos réussites, nous souhaitons faire jeu égal avec nos contemporains et incarner un projet social qui paraît être le seul porteur d’espoir et de dignité pour tous. Si jamais nous ne parvenions pas à tenir la cadence de nos exigences, au moins nous aurons tenté, nous aurons grandi. Si une nouvelle République jaillissait un jour, bientôt, nous serions prêts à en être des acteurs sereins, aguerris.